Publié par : memie7446 | 12 septembre 2010

Habs All The Way … 2010 games-7

Canadiens. Canadiens. Canadiens. Canadiens. MY LOVERS ! GO HABS GO !

‘Passion’, ‘Determination’, (and other many words) are the words designating HABS !

GAME 7 VS WASHINGTON

Highlights of the game and the comments of the players

 

Next video, look at 0:29 sec., Boudreau’s face means everything… this is so priceless

 

GAME 7 VS PITTSBURGH

Publié par : memie7446 | 10 juillet 2010

Comment agir après l’innatendu ?

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16 juin 2010

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Bon matin !

Dans quelques jours se tiendra le repêchage amateur [25-26 juin] au Staples Center de Los Angeles et tout le monde le sait, le Canadien va repêcher au 27e rang grâce à sa performance des dernières séries.

Avec l’entraîneur que Canadien possède [Jacques Martin], il n’y aura aucunes raisons pour les joueurs de ‘’se pogner le beigne’‘. Étant donné les nombreux nouveaux joueurs l’an passé, on peut donner le bénéfice du doute, mais il faut se le dire, le but à chaque année et pour chaque équipes, c’est de gagner la Coupe Stanley.

Canadien nous a habitué à ‘’une bonne saison, une mauvaise saison, etc’‘. Si on se fît à cette mauvaise habitude, l’année prochaine sera une année de misère!!! J’espère me tromper là-dessus.

Sur ce, voici un site très pratique qui nous indique les joueurs sans restriction 2010 par position. Très bien fait 🙂

http://www.sportscity.com/nhl/2010-nhl-unrestricted-free-agents-by-position/

Publié par : memie7446 | 10 juillet 2010

À quoi s’attendre ?

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11 août 2009 à 15h03

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Quand une équipe change en un claquement de doigt, on a le droit de se poser des questions. Bob Gainey a fait, comme on dit dans le jargon sportif, le grand ménage. Était-il tanné des joueurs de la dernière saison [ma foi quelque peu désastreuse…].

Ces changements nous laissent obligatoirement perplexe, mais quelque peu excité par la nouvelle saison qui s’annonce. Des interrogations et des questions nous tracassent sur cette équipe. Vont-ils faire mieux que la saison dernière? Comment vont-ils réagir en tant que groupe ? D’un autre côté, on sais tous que les nouoveaux joueurs ajoutés ont un talent immense et c’est ça qui rend la chose excitante.

De plus, la chimie/esprit d’équipe ne sera pas au rendez-vous dès les premiers matchs de la saison. Tout comme une confiance, ça se bâtit à travers des obstacles et des bons coups. Il faut donc s’attendre que dans les premiers mathcs, à peu près tout va être tout croche.

Pour ce qui est du nouveau capitaine, il va être dur à choisir car la moitié de l’équipe est partie. Comme le dirait l’honorable Serge Savard, c’est aux joueurs de choisir.

Je crois qu’on ne peut pas prédire où va se situé le Canadien dans le classement ni comment la saison va se déroulée en général.

Une saison forte en rebondissements, j’en doute pas…

Publié par : memie7446 | 10 juillet 2010

Bravo !

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26 juin 2009 à 22h10

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Je dois dire un gros bravo à Louis Leblanc qui vient d’être repêché par les Canadiens de Montréal. Par ailleurs, donnons une mention à Trevor Timmins et sa gang qui ont enfin repêché un Québécois. Et on sait que les Québecois se font rares durant cette période de l’année. On doit être fier de ce choix là (le 18e). Espérons qu’on chassera pas ce joueur avec toute cette pression. On a aussi appris que Leblanc était natif de la région de Montreal(Kirkland)et qu’il aimait bien gros les Habs. Donc, c’est une très bonne chose. Tout le monde le sait, Leblanc va aller à Harvard l’année prochaine, on souhaite le voir alors dans quelques années.

Je dois dire bravo aussi à Dmitry Kulikov, un produit de la LHJMQ, qui s’est fait repêché par les Panthers de la Floride au 14e rang. Kulikov jouait cette année avec les Voltigeurs de Drummondville.

Là où je suis un peu déçue, c’est l’autre Québécois qui était supposé d’être repêché dans la 1ere ronde, Simon Després, n’est pas encore sorti. J’espère qu’il va être choisi à la fin de la 1ere et non en 2e ronde. À présent, il reste 7 choix de 1ere ronde (Washington, Boston, Anaheim-2, Caroline, Chicago, Detroit, Pittsburgh). Souhaitons lui bonne chance…

Boston a sélectionné le Québécois Jordan Caron au 25e rang. Bravo!
La Caroline a sélectionné le Québécois Philippe Paradis au 27e rang. Bravo !

Finalement, Simon Després a été repêché dans la 1ere ronde, le 30e au total, par les Penguins de Pittsburgh. Bravo !

«La game n’est pas terminée tant qu’elle n’est pas terminée» GO HABS GO

Publié par : memie7446 | 10 juillet 2010

Début d’un ère de changement …

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[25 juin 2009 à 14h02]

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Je dois dire, dès le départ, que le départ de Francis Bouillon des Canadiens me fait vraiment de la peine. Tout comme Steve Bégin, ce joueur avait du coeur et du courage plus que tout, ce que certains joueurs dans l’équipe n’avait pas une miette. C’était deux choses qu’on ne pouvait pas lui reprocher, en plus de son jeu physique. Sa petite stature la peut-être chassé de Montréal. La déception est très grande chez les partisans, mais on doit lui donner crédit et lui souhaiter bonne BON chance SUCCÈS avec sa nouvelle équipe.

Depuis l’arrivée des Molson en tant que propriétaires, on sent déjà une nouvelle fébrilité qui habite la population et même, l’organisation. Le règne du Mr. Gillett est enfin terminé. Pas que je ne l’aime pas, mais je préfère, et de loin, des propriétaires du moins francophones-québécois. Cela poursuit la tradition des Habs depuis leur fondation.

On a entendu dernièrement que Mike Komisarek tenterais le marché des joueurs autonomes. Et il fait bien. Un joueur de son style de mérite pas plus 4m$. Même 4m$ c’est beaucoup. On doit aller chercher un défenseur défensif et/ou qui est beaucoup plus efficace que lui. Un genre de Beauchemin, Ohlund ou Montador ferait la job comme on dit.

Le repêchage s’en vient. Le Canadien repêche 18e et n’a pas de choix de 2e ronde, mais 2 de 3e ronde. À quoi devons-nous nous attendre? À trop ou à pas assez? Cela reste à suivre, demain 19hres à RDS.

« La game n’est pas finie tant qu’elle n’est pas terminée.» GO HABS GO !!

Publié par : memie7446 | 10 juillet 2010

Calendrier officiel 2010-2011

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NOTICE

C’EST DEPUIS LE MOIS DE JUIN QUE LE CALENDRIER OFFICIEL 2010-2011 DU CANADIEN DE MONTRÉAL EST SORTI. SI VOUS NE L’AVEZ PAS VU OU ANALYSEZ ENCORE, EN VOICI L’INTÉGRALITÉ DANS CET ARTICLE.

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OCTOBER

7- Montreal vs Toronto Maple Leafs, 7.00 pm   [MTL : 2   TOR : 3]

9- Montreal vs Pittsburgh Penguins, 7.00 pm   [MTL : 3   PIT : 2]

13- Tampa Bay Lightning vs Montreal, 7.30 pm   [MTL : 3   TB : 4   OT]

15- Montreal vs Buffalo Sabres, 7.30 pm   [MTL : 2   BUF : 1]

16- Ottawa Senators vs Montreal, 7.00 pm   [MTL : 4   OTT : 3]

21- New Jersey Devils vs Montreal, 7.30 pm   [MTL : 0   NJ : 3]

23- Montreal vs Ottawa Senators, 7.00 pm   [MTL : 3   OTT : 0]

25- Phoenix Coyotes vs Montreal, 7.30 pm   [MTL : 3   PHO : 2   OT]

27- New York Islanders vs Montreal, 7.30 pm   [MTL : 5   NYI : 3]

29- Montreal vs New York Islanders, 7.00 pm   [MTL : 3   NYI : 1]

30- Florida Panthers vs Montreal, 7.00 pm   [MTL : 1   FLO : 3]

NOVEMBER

2- Montreal vs Columbus Blue Jackets, 7.00 pm [MTL : 0   CLB : 3]

5- Montreal vs Buffalo Sabres, 7.30 pm   [MTL : 3   BUF : 2]

6- Ottawa Senators vs Montreal, 7.00 pm   [MTL : 2   OTT : 3]

9- Vancouver Canucks vs Montreal, 7.30 pm   [MTL : 2   VAN : 0]

11- Montreal vs Boston Bruins, 7.00 pm   [MTL : 3   BOS : 1]

13- Carolina Hurricanes vs Montreal, 7.00 pm   [MTL : 7   CAR : 2]

16- Philadelphia Flyers vs Montreal, 7.30 pm   [MTL : 3   PHI : 0]

18- Nashville Predators vs Montreal, 7.30 pm   [MTL : 0   NAS : 3]

20- Toronto Maple Leafs vs Montreal, 7.00 pm   [MTL : 2   TOR : 0]

22- Montreal vs Philadelphia Flyers, 7.00 pm   [MTL : 2   PHI : 3]

24- Los Angeles Kings vs Montreal, 7.30 pm   [MTL : 4   LAK : 1]

26- Montreal vs Atlanta Thrashers, 7.30 pm   [MTL : 0   ATL : 3]

27- Buffalo Sabres vs Montreal, 7.00 pm   [MTL : 3   BUF : 1]

DECEMBER

1- Edmonton Oilers vs Montreal, 7.00 pm   [MTL : 3   EDM : 4   OT]

2- Montreal vs New Jersey Devils, 7.00 pm   [MTL : 5   NJ : 1]

4- San Jose Sharks vs Montreal, 2.00 pm   [MTL : 3   SJ : 1]

7- Ottawa Senators vs Montreal, 7.30   [MTL : 4   OTT : 1]

10- Montreal vs Detroit Red Wings, 7.00 pm   [MTL : 2   DET : 4]

11- Montreal vs Toronto Maple Leafs, 7.00 pm   [MTL : 1   TOR : 3]

15- Philadelphia Flyers vs Montreal, 7.30 pm   [MTL : 3   PHI : 5]

16- Boston Bruins vs Montreal, 7.30 pm   [MTL : 4   BOS : 3]

19- Montreal vs Colorado Avalanche, 8.00 pm   [MTL : 2   COL : 3]

21- Montreal vs Dallas Star, 9.00 pm   [MTL : 2   DAL : 5]

23- Montreal vs Carolina Hurricanes, 7.00 pm   [MTL : 3   CAR : 2]

26- Montreal vs New York Islanders, 7.00 pm   [MTL : 1   NYI : 4]

28- Montreal vs Washington Capitals, 7.00 pm   [MTL :0   WAS : 3]

30- Montreal vs Tampa Bay Lightning, 7.30 pm   [MTL : 1   TB : 4]

31- Montreal vs Florida Panthers, 5.00 pm   [MTL : 3   FLO : 2   OT]

JANUARY

2- Atlanta Thrashers vs Montreal, 1.00 pm   [MTL : 3   ATL : 4   OT]

6- Pittsburgh Penguins vs Montreal, 7.30 pm   [MTL : 2   PIT : 1   SO]

8- Boston Bruins vs Montreal, 7.00 pm   [MTL : 3   BOS : 2   OT]

11- Montreal vs New York Rangers, 7.00 pm   [MTL : 2   NYR : 1]

12- Pittsburgh Penguins vs Montreal, 7.30 pm   [MTL : 2   PIT : 5]

15- New York Rangers vs Montreal, 7.00 pm   [MTL : 3   NYR : 2]

17- Calgary Flames vs Montreal, 7.30 pm   [MTL : 5   CAL : 4   OT]

18- Montreal vs Buffalo Sabres, 7.00 pm   [MTL : 1   BUF : 2   OT]

21- Montreal vs Ottawa Senators, 7.30 pm

22- Anaheim Ducks vs Montreal, 7.00 pm

25- Montreal vs Philadelphia Flyers, 7.00 pm

FEBRUARY

1- Montreal vs Washington Capitals, 7.00 pm

2- Florida Panthers vs Montreal, 7.30 pm

5- New York Rangers vs Montreal, 2.00 pm

6- New Jersey Devils vs Montreal, 3.00 pm

9- Montreal vs Boston Bruins, 7.00 pm

10- New York  Islanders vs Montreal, 7.30 pm

12- Toronto Maple Leafs vs Montreal, 7.00 pm

15- Buffalo Sabres vs Montreal, 7.30 pm

17- Montreal vs Edmonton Oilers, 9.00 pm

20- Montreal vs Calgary Flames, 6.00 pm

22- Montreal vs Vancouver Canucks, 10.00 pm

24- Toronto Maple Leafs vs Montreal, 7.30 pm

26- Carolina Hurricanes vs Montreal, 7.00 pm

MARCH

1- Montreal vs Atlanta Thrashers, 7.00 pm

3- Montreal vs Florida Panthers, 7.30 pm

5- Montreal vs Tampa Bay Lightning, 7.30 pm

8- Boston Bruins vs Montreal, 7.30 pm

10- Montreal vs St.Louis Blues, 8.00 pm

12- Montreal vs Pittsburgh Penguins, 2.00 pm

15- Washington Capitals vs Montreal, 7.30 pm

17- Tampa Bay Lightning vs Montreal, 7.30 pm

18- Montreal vs New York Rangers, 7.00 pm

20- Montreal vs Minnesota Wild, 6.00 pm

22- Buffalo Sabres vs Montreal, 7.30 pm

24- Montreal vs Boston Bruins, 7.00 pm

26- Washington Capitals vs Montreal, 7.00 pm

29- Atlanta Thrashers vs Montreal, 7.30 pm

30- Montreal vs Carolina Hurricanes, 7.00 pm

APRIL

2- Montreal vs New Jersey Devils, 7.00 pm

5- Chicago Blackhawks vs Montreal, 7.30 pm

7- Montreal vs Ottawa Senators, 7.30 pm

9- Montreal vs Toronto Maple Leafs, 7.00 pm

Publié par : memie7446 | 10 juillet 2010

-> ENFER SPIRITUEL <-

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TOUT D’ABORD, J’AIMERAIS VOUS PRÉSENTEZ MON PROJET FINAL DE MON DEC (2007-2009) EN « LETTRES ET COMMUNICATION ». POUR MA PART, IL S’AGISSAIT D’ÉCRIRE UNE NOUVELLE DE 12 À 15 PAGES TOUT EN RESPECTANT LE STYLE DE NOTRE CHOIX… À VOUS MAINTENANT DE LIRE ATTENTIVEMENT …

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*ENFER SPIRITUEL*

La force de caractère n’a jamais été innée en moi. Le nombre de fois que je me suis fait mener ou écraser par les autres sans réagir. Je n’avais pas assez de cœur au ventre pour me sortir d’un enfer qui, depuis ma naissance, me suit et me guide dans ma vie de tous les jours. J’aimerais tellement sortir de cet abîme naturel, avoir le pouvoir d’arrêter pour quelque instant les minutes qui mènent ma vie à la seconde près. Ses minutes perdues et souvent gaspillées m’ont fait glisser dans les bas-fonds de la détresse la plus intense et la plus douloureuse. Recommencer à zéro ma vie serait tout ce qu’il y a de mieux pour moi. Replacer les pendules à l’heure et vivre selon un souffle nouveau. Un souffle de fraîcheur qui saurait me pousser dans le dos et faire de moi une personne meilleure. Donner le meilleur de moi-même n’a jamais été dans mes intentions. Je ne vois pas pourquoi je me donnerais à fond dans un domaine qui m’intéresse peu, soit dans la Vie avec un grand V! Oui, la Vie ne m’intéresse peu. Je crains son pouvoir sur les gens. Ce pouvoir qui nous écrase sans cesse pour que l’on dépende absolument à toutes ces contraintes.

Je suis un faible. Un faible de première classe. Partout où je vais, tout ce que je dis, tout ce que je fais, me fait dégringoler dans les échelons de l’estime de soi. Je n’ai pas été à la hauteur, je ne le suis pas encore et je ne le serais jamais. L’impuissance m’a tué à petit feu. Ce feu brûle toujours à l’intérieur. Il me consume peu à peu, prenant mes échecs pour aider à sa combustion. Ce feu s’éteindra le jour où je ne serais plus de ce monde insensé.

Le point tournant de ma vie là où tout a semblé basculé à jamais est survenu le 23 juillet 1969. C’était par une belle soirée d’été. Un jeune homme ivre, tellement ivre qu’il était presque inconscient lors de l’impact, a heurté mon véhicule garé sur l’accotement de la route 271. L’impact latéral a été tellement violent qu’à l’hôpital, on me déclara mort, mais pour seulement deux minutes. Je n’ai jamais été aussi confus et dans les limbes. Cela prit plusieurs minutes au docteur en chef pour m’annoncer quelque chose de gros. Vraiment gros.

– « Monsieur Émard? Albert Émard? Ici la docteure Courchesne… »
C’est à cet instant que j’ai ouvert un œil. Puis les deux. Je ne pouvais me concentrer sur les paroles de la personne en avant de moi, mais je ne pouvais pas m’empêcher de fixer cette laideur qu’était cette personne habillée de blanc.
– « J’ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer. »
Bon, peut-être qu’elle veut m’annoncer qu’elle est laide. Je me demande bien pourquoi elle me dit cela à moi. Voyons! Qu’est-ce que j’ai à déconner comme un fou? Il faut que je me ressaisisse.
– « Cela me fait de la peine de vous dire que vous êtes maintenant tétraplégique. On va s’occuper de vous, ne vous inquiétez pas! Désolé pour tout… »

Une minute s’il vous plaît! Comment ça que je suis tétraplégique? Attendez un peu que je me lève de ce lit merdique. On y va pour une première tentative : insuccès total. Deuxième tentative : insuccès une fois de plus. C’est donc bien difficile de se lever en ce « je-ne-sais-plus-trop» jour de la semaine! Plus j’essaie de me lever, plus je me sens engourdi et faible. Cela fait presque changement. Pourquoi je ne peux pas m’asseoir? Il n’y a pas quelqu’un qui pourrait venir m’aider? J’aime avoir ce que je veux, pour l’instant, je veux tout simplement m’asseoir. C’était tout un cri de souffrance que je venais de lâche. J’aurais enfin un moment d’attention. Les médecins et infirmières seront obligés de venir à ma rescousse. Quand le médecin, la même que tantôt, arriva je lui est crié :

– « J’exige qu’on m’aide à me relever s.v.p.! »

Pour la deuxième fois, la docteure Courchesne m’expliqua, dans une de ses délicatesses les plus douces, les raisons de mon immobilisme.

Cette nouvelle m’a carrément jeté par terre émotionnellement. J’étais sans paroles. Il n’y avait pas plus impossible que cela! Une autre brique vient de me tomber sur la tête, comme si je n’en avais pas déjà assez de mes problèmes. Commencer une vie de façon atroce et la finir de la même façon. Une larme coulait sur ma joue, puis une autre. Un vrai déluge. Un déluge qui renverserait sous peu le bateau qui se brisait à l’usure du temps. On m’a toujours dit qu’un vrai homme ne pleure pas. Les « pleurniches » étaient seulement fait pour les femmes et les enfants. « Cesse donc de pleurer, tu n’es plus un enfant… », me disait sans cesse mon père. Comment ne peut-on pas pleurer dans une situation pareille? Ce n’est pas tous les jours que quelqu’un apprend qu’il est tétraplégique. Un point de plus pour dire que je suis un faible. C’est la goutte qui fait déborder le vase, dans mon cas. Ne pas être tétraplégique, je me sauverais en courant de cet édifice minable, ce dernier rend les gens complètement fous et inquiets. À y penser comme il faut, c’était presque prévisible d’annoncer ma tétraplégie, car avec la vie que je menais, c’est clair qu’il allait m’arriver un malheur incurable. Je ne m’aurais pas vu gagner 500 000 $ à la 6/49 avec toute cette infortune qui tourne autour de moi. Selon moi, tu ne peux avoir une vie mauvaise avec une fin joyeuse et le contraire en est aussi valable.

Je me rappelle que de quelques moments précis, souvent les plus stressants de ceux-ci. Plusieurs versions différentes m’ont été racontées à propos de l’accident. C’était tellement inapproprié, surtout que je venais d’apprendre la nouvelle. Je trouve tous ces gens stupides, ils ne savent pas de quoi ils parlent. Les témoins se contredisent sur plusieurs points: « C’était le soir, conducteur ne t’avais pas vu, il n’avait pas ouvert ses lumières ». « C’est carrément toi qui lui as foncé dedans, tu étais ivre ». « Vous êtes les deux responsables de cet accident, à vous de porter le blâme ». Qui croire? Excusez-moi mon attitude bornée, mais je n’y crois tout simplement pas, seule ma version semble bonne et crédible.
Dormir, dormir et dormir est la seule chose que je peux faire dans mes longues et insupportables journées. Ce n’est sûrement pas le sommeil qui va améliorer mon cas d’invalide avancé. Se ressasser sans cesse un évènement douloureux ne fait que me tuer à petit feu. Souvent, nos pensées reviennent même si on les a chassées à coup de pied. Un flashback par ci, un autre par là. Le moment où instinctivement j’ai levé la tête, une voiture se dirigeait furieusement sur moi. Je n’ai eu aucune chance de réagir, de me tirer de cette possible mort. Je me suis vu mourir en l’espace d’une seconde. Je n’étais pas encore mort que je voyais ma vie au bout du tunnel avec l’aveuglante lueur blanche au bout. C’est le souvenir le plus répétitif, le plus douloureux, celui qu’on voudrait effacer à jamais. Sur le moment, j’étais impuissant, sans réflex évidents. Mon inconscient me disait haut et fort : « Sauve-toi, fais quelque chose, mais sauve-toi donc!!! » J’ai agi comme j’ai toujours agi dans ma vie : je ne suis pas capable de me sortir du trouble quand c’est le temps, comme si le Bon Dieu allait toujours me sauver, ce qui n’a JAMAIS été le cas.

Parlons-en de notre ami le bon Dieu! Cet être spirituel, mais tellement sournois. C’est à la fois traître et hypocrite comme attitude. J’ai toujours cru qu’un Dieu était fait pour t’aider malgré ton apparence, ton statut social, ta personnalité, etc. Je n’ai pas la foi en le protestantisme, dans la religion en général ou en n’importe quoi d’autre. Il y quelque chose que j’ai appris de ma mère sans l’avoir vraiment appliqué dans la vie de tous les jours. Elle me disait : « Albert, dans la vie, il faut croire en quelque chose. Soit en soi même ou en un être ou un objet quelconque. La foi, dans les moments les plus difficiles, te poussera dans le dos, peu importe ce qu’il arrive. Je te le garantis. Parole de Dieu tout puissant. » Déjà que je n’ai vraiment pas confiance en moi, m’aurais-je vu en train d’avoir la foi en quelqu’un d’autre. Jamais dans cent ans!!!!

Dieu, qui est Dieu? J’aimerais bien savoir qui est cet homme ou cette femme, qui est tellement cruel avec les personnes qui ne l’ont jamais eu facile. Dieu n’a pitié de personne, excepté pour ceux qui croient en lui. Je gagerais le fond de mes poches pour dire que Dieu est un homme. Je ne peux pas croire qu’une femme serait capable de rester indifférente à un problème quelconque. Une femme ne peut rester insensible aux problèmes des autres. J’ai quand même un certain respect pour les femmes, même si je ne me suis jamais bien harmonisé avec elles. Dieu est un sans-cœur qui nous prend pour des sans-desseins. «Aimez-vous les uns les autres, comme Dieu vous a aimé ». Pour celui qui a dit cette réplique connue, je lui réfute cela habillement en lui disant que c’est de la foutaise toute cette histoire. Zéro plus zéro, je ne retiens rien. À cause de Dieu, nous sommes nécessairement obligés de nous aimer entre nous. Nous sommes tous différents, donc nous ne sommes pas tout faits pour nous entendre, sinon on serait tous pareils, points à la ligne. C’est une vraie blague.
Tout cela pour dire que Dieu EST la cause de ma tétraplégie. Cet accident n’était pas de la malchance ni une erreur humaine, c’était la faute de Dieu. Il a décidé que le malheur allait s’acharner sur moi cette journée-là et BANG! Je suis venu à un cheveu de laisser ma vie entre ses mains sales. Jamais je ne lui pardonnerais cette bêtise ingrate.

Cet hôpital me rend complètement fou. Des murs blancs tapissés, des meubles blancs, des employés vêtus de blanc, tout est blanc. La couleur blanche ne me caractérise pas du tout, je suis l’opposé de ce que cette couleur devrait symboliser, soit la pureté, l’innocence, la paix, la spiritualité et la vie. Tout devrait être noir, noir comme la mort, la tristesse, le désespoir, la peur. Il n’y a rien de plus triste que ce foutu hôpital. Tout est sans vie, sans couleur distincte. C’est neutre. Les infirmières le sont aussi, sans énergie, pâles et elles n’ont aucune motivation au travail. Pathétique. Pour être ironique un peu, cela nous donne tellement le goût de rester dans cet édifice en ruines. Peut-être que l’état des patients dont elles s’occupent les découragent au plus haut point? En plus, les médecins qui nous ont en charge nous prennent pour des débiles mentaux et nous invente les maladies les plus abracadabrantes. Ce n’est pas très rassurant comme environnement.
Aucune vie n’est détectable sur cet étage, celui des paraplégiques et tétraplégiques. Si au moins j’étais capable de me déplacer, j’irais sympathiser avec les gens de la même espèce que moi. Ces gens n’ont plus de vie à cause d’un événement X et qui sont contraints à la descente aux enfers ici, à l’hôpital Saint-Pierre. Peut-être que pour une des rares fois, je sens un sentiment d’appartenance à ces individus froids, mais attachants. Je suis en train d’étouffer. Je ne suis pas loin de la paranoïa, une panique extrême. J’ai tellement l’impression que je suis enfermé dans une pièce où je ne peux bouger à peine, en plus d’être enfermé à double tour. Je sortirais en courant si j’en avais la possibilité. La souffrance physique et mentale me noie dans ma solitude extrême.

Qui suis-je? Quel est le but de mon existence? Pourquoi? Pourquoi moi? Pourquoi pas les autres? Un tas de questions, aucune réponse précise. J’aimerais bien avoir un jour des réponses à ces questions plus qu’existentielles. Les questions sont trop inutiles, il devrait avoir une abolition des questions existentielles. Les gens n’auront plus à se questionner sur l’utilité d’une chose quelconque, ils suivront alors seulement leurs instincts. Tout serait inné. Cela fait moins de monde indécis. Je me demande vraiment pourquoi je suis ici en train de me poser des questions. C’est vraiment intrigant. Je crois qu’en on est mis au monde, nous avons tous une mission à accomplir. Chacun et chacune a sa mission. Pour certains, leur seule mission c’est de naître et de mourir plusieurs années après. Certains sont dus pour l’asile, d’autre pour le succès international. Y a-t-il un juste milieu dans toute cette galère? Peut-on vivre une vie normale? La mission de changer le monde à notre façon, peut-on vraiment la réalisée? Cette mission en question, elle va nous mener à quoi? Sommes-nous des nouveaux «Jésus» de ce monde où nous devons réaliser des miracles et passer notre message aux autres, tout cela d’une façon indirecte? Si c’est cela la vie, bon Dieu que c’est compliqué à comprendre un peu. Pour ma part, je crois que je sois totalement passé à côté de ma mission. Je n’ai pas l’impression d’avoir changé quelque chose dans le monde.

Être assis dans cette chaise est peut-être le destin qu’on me donnait. Le destin m’a permis de passer à travers cette vie avec peine et de misère. Peut-être que j’étais prédestiné à tout cela? Tout est donc décidé d’avance? Quelqu’un nous préfabrique et nous conçois de la manière qu’il veut, sans ne demander rien à personne. Nous sommes tous des projets à long terme, nous commençons de la même façon et nous finissons pareils. Le milieu entre les deux est vague, nébuleux. Je vois bien l’homme qui, n’ayant sûrement rien d’autre à faire de sa propre vie, passe ces journées à concevoir et améliorer la vie humaine et animale. Ce mec est forcément le plus grand génie de tous les temps. Le monde est conçu robotiquement, personne ne peut décider de qu’est-ce qu’il va lui arriver. Tout robot a ces défauts. On a tous une défaillance qui va nous faire chuter de haut. Une chute qui sera fatale pour tous, aucune sortie de secours ne possible pour le pauvre peuple. Une chose est sûre, il n’y aucun d’entre nous qui va avoir un « laissez-passer » à côté de la mort ou un particulier qui va avoir des privilèges que d’autres n’auront pas. On va tous aboutir dans un certain néant.

Un, puis deux, puis trois et puis dix. Que se passe-t-il donc? Pourquoi tous ces médecins et ses infirmières se précipitent vers le fond du couloir? Un mourant à l’horizon? Je ne m’inquiétais pas trop jusqu’à tant qu’un des médecins dise tout fort : « La chambre 774… » Bon, encore une des fameuses crises hypocondriaques de Joseph Castonguay. Le valeureux Joseph Castonguay, résident de la très populaire chambre 774, est un très bon ami à moi. Je dois dire que c’est le pire hypocondriaque que je n’ai jamais connu. Il n’y a pas moyen de savoir ce qu’il a vraiment, il invente au fur et à mesure des foutues maladies. Cela se peux-tu quelqu’un qui demande autant d’attention que lui? Du monde comme cela, ça me fait mourir. On demande seulement trente minutes de tranquillité et voilà que Joseph s’est trouvé, je ne sais comment, une «nouvelle» maladie. J’ai peine à croire que tous ces médecins et infirmières embarquent royalement dans toutes les histoires de Joseph. Si je pouvais me déplacer, bon Dieu que je le remettrais à sa place. Je me rappelle la fois où, en supposée crise de foie, Joseph s’est vu refuser d’être soigné étant donné que sa crise n’avait pas l’air crédible. Bien oui ! Comme s’il avait toujours l’air crédible lorsqu’il est en pleine crise. Jamais on ne pourra sortir le menteur de Joseph Castonguay. Cela fait partie de sa vie, mentir. Je me demande à quand la prochaine crise? C’est presque rendu un évènement attendu par tous les paraplégiques et tétraplégiques de l’étage. Tout de même, il reste un homme agréable à côtoyer.

Malgré son attitude trop hypocondriaque à mon goût, Joseph et moi, on s’entend très bien. Joseph, contrairement à moi, est paraplégique. On s’est rencontré un mardi après-midi, après s’être fait évacuer de l’hôpital par une alerte d’incendie. Les employés ne seraient pas surpris par le fait qu’il y avait une possible alerte d’incendie et surtout que c’est les deux plus faiseurs de mauvais coups sont sortis en derniers. Bon, revenons à nos moutons. Cela fait déjà plus de quinze ans que Joseph est ici, à l’hôpital Saint-Pierre. Plus jeune, son père avait des tendances très violentes, surtout après s’être divorcé de sa pauvre mère Jocelyne. C’est par une nuit profondément noire que, pendant que Joseph dormait intensément, le paternel asséna une multitude de coups sur lui. Malheureusement, il en a reçu un à la tête qui a été fatal, ce qui le rendit paraplégique. Il est toujours très philosophique face à la vie, ce que je ne fais pas habituellement. « Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort! », sont les mots que Castonguay me répète sans cesse parce que je me repasse toujours des évènements tragiques dans ma tête. J’ai affaibli au cours des années à la place de prendre considérablement de la force et de sortir gagnant de cet enfer spirituel. Pour la première fois, je sens que quelqu’un tente de comprendre qu’est-ce que j’ai vécu. Mais je me sens encore délaissé par le monde environnant. Au cours des derniers mois passés ensemble à l’hôpital, Joseph et moi avons reçu le titre très honorable de « Wheel’s annoying », pour les tannants en chaise roulante. Malgré tous les problèmes auxquels nous avons dû surmontés (en parti à cause de notre sévère handicap), rien ne peut nous a arrêté maintenant, nous sommes INVINSIBLES.

Joseph et moi, on participe souvent au tournoi de cartes en équipe de l’hôpital. Il y a un tournoi par mois. On est toujours en quête de notre premier championnat. Les cartes, c’est la passion de Joseph. Je l’ai suivi dans son « trip » de cartes. « C’est le seul moyen de s’évader des moments durs », qu’il dit. Méchant moyen de se divertir de ses idées les plus noires. Je n’ai jamais eu de passion. Je m’intéresse plus à la notion du « rien » qu’à d’autres choses. À quoi cela sert exactement, les passions? Ce n’est pas un mot qui est habituellement dans mon répertoire et ce n’est pas aujourd’hui que je vais commencer à l’employer.

Quelle vie médiocre ai-je vécue! Toutes ces années passées ne m’ont totalement servi à rien. Déjà à ma naissance, en 1904, je n’étais pas un enfant voulu. Ma mère voulait rester « vieille fille » toute sa vie, jusqu’à tant qu’on l’oblige à se marier et avoir des enfants avec celui qui est devenu mon père. Voilà mon manque d’amour! Ces deux personnes ne s’aimaient point, comment peuvent-ils aimer un petit venant d’eux? Néanmoins, ils m’ont gardé pareil. J’ai grandi dans la grosse misère noire. Pas un seul sou noir ne semblait vouloir venir vers nous. Mes parents n’auraient pu me faire adopter au lieu de me faire souffrir le restant de ma vie! Mon père, je n’ai tellement rien à dire sur lui, il est mort, c’est juste cela qu’il méritait un point c’est tout. Par contre, ma mère à la fin de sa vie, elle a décidé de se rapprocher de moi, mais étant rancunier, je ne me suis pas laissé faire. J’avais des parents totalement contradictoires, un était alcoolique et violent et l’autre était croyante et totalement douce. J’en ai vu de la violence conjugale, moi. Je suis resté indifférent à cela toute ma vie. Il n’y a pas plus sans-cœur que moi sur la Terre. Pourquoi m’avoir donné une vie comme ça, Dieu? Tu vois Dieu, c’est à toi que devrait revenir la faute. La faute qui m’ait toujours été donnée, mais ô combien souffrante. Je n’ai rien à t’envier. Personne ne devrait croire en toi!

Par un soir d’été pluvieux en 1914, un voisin m’avait retrouvé inconscient sur le bord du rang. Je venais de me battre contre le garçon aîné de ce même voisin. Le petit maudit, il était là, dehors, on dirait qu’il attendait quelqu’un pour provoquer. J’ai été dans le coma pendant 1 mois et demi. On m’a raconté que ma mère a été en larmes pendant tout ce temps. Cela m’étonne oui et non. D’un côté, elle m’aurait dit : « C’est ce que tu mérites. Faudra que tu arrêtes de provoquer le monde ainsi! » Comme si tout était de ma faute. Je ne suis pas coupable de tout, bon. D’un autre côté, j’étais quand même son enfant unique, elle ne voulait sûrement pas me perdre ainsi.

Je n’ai même pas été à l’école, sauf quelques journées que je n’avais rien à faire, j’errais dans la cour d’école. Je mentais souvent à mes parents. Je leur faisais croire que j’y allais, mais je me promenais principalement dans les ruelles de la ville. Je traînais là, je souriais aux vieux itinérants, je caressais les animaux errants. Je m’en suis même fait un ami, un labrador brun. C’était le seul ami que j’avais à ce moment. On dirait qu’il me comprenait plus que toute autre personne. Il ne parlait pas lui, il ne me jugeait pas. Cela a été mon seul moment d’amitié.

L’amour, quoi dire là-dessus. Aucunement dans ma vie je ne me suis senti apprécier par quelqu’un de mon entourage. Avoir eu peut-être un frère ou une sœur, je me serais arrangé pour me lier d’amitié avec lui.

Ma famille habitait dans un quartier de la ville très fréquenté. On avait donc des voisins à profusion, j’aurais pu me faire plein d’amis, mais avec ma personnalité très renfermée et solitaire, je n’ai jamais su garder un ami longtemps à mes côtés. Je me souviendrai longtemps d’André, le géant. Il avait un air si ténébreux que je ne pouvais pas m’empêcher de le fixer droit dans les yeux tellement qu’il m’intriguait. André croyait que je le fixais parce que, connaissant mon côté bagarreur par l’entremise de mes parents, je voulais me battre avec lui. Il m’a agrippé à la gorge. Par la suite, je n’ai pas pris de chance, je me suis sauvé en courant. C’est la meilleure idée que j’ai eue de ma vie, la seule d’ailleurs. Je suis un peureux. Je me réfugiais souvent dans la peur à la place de réagir.

Il y a eu un segment de ma vie où, par moment de crise financière mondiale, nous avons manqué d’argent, une fois de plus, déjà que l’argent manquait dans la famille. D’habitude, mon père nous aidait à arrondir les fins de mois avec son travail. Mais mon père ne travaillait plus parce qu’il avait perdu son emploi de directeur de banque à la Banque du coin. Déjà que ma mère ne travaillait pas, c’était doublement pénible lorsque mon père fut déchu des ses fonctions. Ce fut difficile pour tout le monde, particulièrement pour mon père, qui était un alcoolique assidu. Un mardi soir, un de ces fameux jours où la crise atteignait des sommets inégalés, j’ai été désigné en tant que « voleur de denrées ». Ma mère était instigatrice de cette idée, elle qui vivait avec tout ce qu’elle avait sous la main, ce qui m’étonna davantage. J’ai été assez stupide pour accepter d’y aller. Par ailleurs, mes parents n’ont pas trouvé ça très drôle lorsque je me suis fait prendre par le propriétaire du supermarché.

Si j’avais agi autrement lors de quelques disputes ou de situations graves, j’aurais été un meilleur homme. Le temps a passé, il n’y a donc aucune possibilité de retournée en arrière. Ma mère n’aurait pas eu l’air aussi affaiblie et courbaturée, si j’avais enfin dénoncé mon père qui la battait de façon gratuite. Je ne voulais pas connaître la violence, donc je ne voulais pas le rapporter aux autorités. J’aurais voulu que cette agressivité paternelle soit inexistante dans ma vie. J’avais peur, peur de le confronter parce que si je l’avais confronté, je ne serais plus de ce monde maintenant. J’aurais eu la force physique, je lui aurais donné toute une raclée. La volonté de vouloir changer les choses n’était pas là. J’en ai enduré des choses. C’est vraiment triste quand j’y repense. Il n’y pas plus malheureux que moi. Ma mère était croyante et femme au foyer. Elle s’occupait de nous du mieux qu’elle le pouvait, mais le soir venu, elle ne pouvait pas s’empêcher de partir en sanglots. Tout comme moi, elle aurait voulu partir dans un autre monde, un monde tellement plus joyeux que celui dans lequel on est. Je n’ai su la consoler. Je n’ai pas de cœur.

Je me souviens de m’être amouraché d’une jeune écolière de l’école du village. Elle s’appelait Emily. Quand je l’ai vue pour la première fois, elle se balançait cheveux dans le vent. Elle était si jolie à ce moment, elle semblait tellement s’amuser. Emily, quel beau nom c’était! Toutes les filles devraient s’appeler comme cela. Par une fin d’après-midi, nos regards se croisèrent. Jamais je n’ai voulu la quitter des yeux. Je bavais en pas pour rire. J’ai été surpris à ce moment qu’elle soit venue me rejoindre dans le fond de la cour d’école (la cour n’étant pas très grande). Elle me souriait. Plus elle souriait, plus je me sentais fondre par la convivialité que ce sourire dégageait. C’est ce sourire qui m’attire tous les jours ici. Plus je l’observais, plus je me sentais éloigné d’elle. Ma peur de l’inconnu et de ce que les autres vont me dire m’empêchait d’avancer totalement, donc ma possibilité de rencontrer Emily pour de bon était presque impossible. Tout cela s’est confirmé lorsqu’un matin, Emily n’était pas dans la cour d’école à l’heure qu’elle y était normalement. Elle y arriva deux minutes plus tard, accompagnée du colosse André en plus d’être main dans la main. Mon cœur s’était brisé en mille et un morceaux. Jamais je n’ai été autant déçu. J’espérais tellement de la voir à mes côtés. J’ai été bouleversé pendant des semaines, je ne suis pas sorti de chez moi pendant trois semaines. Mes parents ne s’inquiétaient guère de mon état, sauf quelques fois où ma mère me demandait pourquoi j’avais l’air si pâle. Chaque fois, je lui répondais que j’étais grippé et je ne voulais pas approcher personne pour ne pas les contaminer. Emily fut un échec parmi tant d’autres. À l’âge de seize ans, j’avais déjà accumulé plusieurs insuccès et la plupart, je les avais essuyés du revers de la main, prétendant que j’étais un dur de dur et que ce n’était de telle chose qui allait m’empêcher de vivre. On peut dire que j’étais un ignorant pur de l’amour. C’était la seule personne à laquelle je m’étais attachée.

Quand mon père est mort d’une cirrhose au foie en 1942, je n’ai même pas eu de peine. Je me disais que c’était la meilleure chose qui pouvait lui arriver. Cet homme était tellement manipulateur, possessif, autoritaire et violent. Cela me faisait peur! Au moins, il avait du charisme. Il influençait les gens seulement avec deux-trois mots. Peut-être que ce charisme s’est transformé en manipulation tellement il voulait avoir ce qu’il désirait.

Nous voilà maintenant à ce que Joseph appréhendait le plus ce mois-ci : le tournoi de cartes en équipe de l’hôpital St-Pierre. À l’honneur ce mois-ci : « la bataille », le seul jeu auquel j’excelle depuis mon plus jeune âge. Je ne suis pas la personne la plus friande des jeux en général, mais il est temps d’être compétitif, je suis capable de sortir le meilleur de moi-même, souvent au grand désarroi des autres. Je crois que c’est une bonne chose de tenir ce tournoi mensuellement car, la plupart du temps, on oublie où on est et qui on est. Il y des gens de tout âge sur cet étage, des gens de sept à soixante-dix-sept ans. C’est quand même triste de voir des enfants en bas âge être paraplégiques, contrairement à Joseph et moi qui méritons royalement d’être là, moi particulièrement. Aujourd’hui, c’est différent. Il y a une ambiance de fête, comme si personne ne se souciait de leurs soucis quotidiens. J’ai rarement vu cela depuis que je suis « résident permanent » de cet exil. C’est un changement d’air profitable pour chacun et chacune d’entre nous.

Que les cinq rondes de « 3 de 5 » commencent! Je peux vous assurer que le jeu de bataille n’est nullement truqué, c’est seulement de la chance. Tous tricheurs seront bannis du tournoi et des trois prochains aussi.

J’ai déjà été un tricheur, au sens figuré. J’ai souvent contourné des lois et fait de la contrebande, tout en essayant de passer incognito. Bref, j’étais une de ses personnes quelque peu rebelles qui n’utilisait pas le même chemin que les autres, pour éviter de faire face à leurs problèmes habituels. Quelques fois, je me suis fait traquer, mais rien ne pouvait m’arrêter. Je hais faire comme les autres parce que je ne suis pas comme les autres.

Je fais entièrement confiance à Joseph Castonguay. C’est impressionnant de le voir aller, une vraie machine à jouer. Pendant que je m’étais légèrement perdu dans mes pensées, Joseph a gagné à lui seul la première ronde de notre section. Les victoires s’enchaînaient successivement jusqu’à ce que l’on affronte le duo Tremblay-Poulin, deux durs à cuir et anciens alcooliques. Leurs sourires arrogants font leur renommée, même si ces mêmes sourires m’agacent au plus haut point. Ils ne sont pas reconnus comme des perdants à travers les années à l’hôpital. J’aurais une envie folle de les écrabouiller sur un mur de béton. Ce que je ne savais pas d’eux, c’est qu’ils étaient des tricheurs, des vrais de vrais. Joseph et moi en avons eu la preuve cet après-midi. Ils nous menti en pleine face, les salauds, avec leurs cartes. Quand je dis que j’excelle dans le jeu de la bataille, c’est parce que mon côté bagarreur ressort et la chicane est souvent au rendez-vous.

Ce n’était pas de cette façon que l’on espérait gagner, mais comme le dit le proverbe : « Que le meilleur gagne ». C’est deux là, ils n’ont aucun mérite. C’est évident qu’il faut seulement jouer pour le plaisir, pas pour le but ultime d’avoir gagné tout simplement.

Le voisin de la chambre d’à côté a reçu une belle visite aujourd’hui en cette journée pluvieuse. Sa femme, Barbara et sa petite fille de quatre ans, Sarah. Quelle jolie petite fille! Je ne l’ai vu que deux secondes en passant devant ma porte, elle me semblait emballée par le fait de voir son père pour la première fois. Par ce que j’ai entendu entre les branches, elle n’était pas au monde lorsque son père est devenu paraplégique. C’est très désolant. Barbara a donc élevé à elle seule les quatre premières années de Sarah. La petite n’avait jamais rencontré son père auparavant. Barbara refusait totalement que sa fille voie son père dans un état pareil. Ce fut le cas pendant toutes ses années, jusqu’à ce que Sarah lui demande :

– «J’ai tu un papa, moi ?»
François, je crois que c’est son prénom, me semblait être un homme simple et réservé. Je ne le connaissais pas avant qu’il ne sortît presque pas de sa chambre. Sa famille doit sûrement lui manquer.
Cela fait plusieurs fois que je vois le père et la petite Sarah passer en chaise roulante. Jamais je n’ai entendu un enfant rire comme cela. Elle s’amuse vraiment. Elle ne connaît pas la vie dure qu’on mène ici. À cet âge-là, on n’est pas là pour se poser un tas de questions complexes sur la vie, mais bien pour avoir du plaisir et combler ses besoins, un point c’est tout. C’est plus tard qu’elle va réaliser que son père a un grave handicap et qu’il ne pourra jamais s’en sortir.

Sarah ne connaît pas le handicap de son père. Peu importe ce qu’il a, tout ce qu’elle veut c’est qu’il soit avec elle et pour elle. C’est vers l’âge de 7-8 ans qu’elle va vraiment se rendre compte que François n’est pas comme les autres pères et qu’il ne saura pas prendre soin d’elle comme les autres le font si bien. À l’école, les pères des élèves de sa classe viendront les chercher en Cadillac après les cours de l’après-midi. C’est là que Sarah va avoir vraiment besoin d’un père. Quelqu’un pour la consoler quand elle pleure. Quelqu’un pour jouer à la balle par un après-midi humide de juillet. Quelqu’un pour la remettre à sa place lors de crise d’angoisse. Sa mère ne peut pas faire toute seule.

La vie, mais qu’est-ce que c’est la vie? Un monde si complexe et très dur à définir. À quoi mène la vie exactement? Peut-être que la vie est seulement une erreur physiologique de la planète Terre. Ou bien c’est quelque chose qui a été préparé d’avance par un extraterrestre. Quand on y pense, il peut y avoir une multitude des conclusions ma foi assez intéressantes. La vie, c’est beaucoup plus que la science, c’est aussi quelque chose de naturel. On est tous chanceux d’être là, en train de se regarder. Qui a-t-il de plus merveilleux un enfant naître, le voir grandir tout en souriant. Il n’y a rien de plus naïf et insouciant qu’un enfant. Cela devrait nous faire sourire, nous faire voir la vie d’un autre côté. La vie ne devrait pas être vue comme une barrière en soi. Il faut foncer et mordre dedans. Je suis donc bien en train de me dire le contraire de ce que je suis. Vaudrais mieux que j’en reste là dans mes pensées.
J’ai déjà entendu quelque part : «Souris à la vie et la vie te sourira.» Il n’y a pas plus clair que cela. Quelqu’un qui sourit facilement, qui est positif et qui ne se plaint pas aura, selon moi, une meilleure ou du moins une vie plus heureuse. C’est ce qui me manque à moi. Un sourire, une attitude positive. Tout est relatif. Si tu es toujours négatif, ta vie l’être aussi. C’était mon problème. J’étais un négatif dans l’âme. Plus rien ne pouvait me sortir de ce cercle vicieux! La négativité, c’est un défaut très sournois. Cela te mange à l’intérieur quand tu te n’en rend même pas compte. Il ne me reste qu’un bout de cœur. Pour le reste, il est parti en miette avec le négatif.

La routine est un mot que je connais la définition par cœur. C’est ce que je vis au quotidien. Je dors, je mange, je dors, je mange, je sympathise avec Joseph et je finis par manger et dormir. Les préposés nous font on fait sortir dehors de cet hôpital damné depuis que patient en a fait la proposition. Une chance que le paysage est beau à l’extérieur, car c’est vrai que là, je deviendrais dépressif. La fenêtre m’expose le même paysage chaque jour, mais avec des variantes. Il pleut, il neige, il vente, il grêle, il fait beau. Ce qui me fait le plus enragé dans tous ces changements de conditions météo, c’est qu’il n’y a jamais deux ou trois jours pareils. Il n’y a pas moyen d’avoir un peu de stabilité ici? Le soleil nous rendrait peut-être de meilleure humeur.

La moitié de l’étage va passer un examen médical aujourd’hui. Je me croise les doigts pour que ce ne soit pas moi. Ce n’est pas toujours très intéressant de se faire jouer dedans, surtout quand il s’agit de la prostate. À chaque examen, on choisit au hasard les victimes qui vont subir les examens médicaux. Un jour ou l’autre, il va falloir par y passer. Je me sens bien ces temps-ci, contrairement à Joseph, qui m’a l’air plus pâle que son teint foncé habituel. Justement, je devrais y demander quelle est la raison de sa « pâleur ». Bien sûr, son hypocondrie prendrait sûrement le dessus sur notre conversation. De toute façon, les traits et la couleur du visage ne mentent jamais sur l’état de santé de quelqu’un. On devrait peut-être examiner ceux qui ont l’air malade ou faible, mais ne pas choisir au hasard les gens quand le prochain contrôle est dans deux semaines. Malgré mon style de vie un peu noir, la maladie ne m’a jamais atteint durement. J’ai comme une protection contre les bactéries qui s’approchent de moi. Je confirme que je suis un guerrier. Jamais je ne vais vivre en conséquence d’une maladie. Ce n’est pas cela qui va m’empêcher de vivre à ma façon. C’est l’unique chose qui m’aide à rester où je suis et comme je suis.
Les semaines se suivent et se ressemblent pour les gens du 6e étage de l’hôpital. Je m’ennuie presque de la vie que je menais autrefois. Au moins, dans ce temps-là, je faisais tout ce qui me plaisait quand je voulais, où je voulais et autant que je le voulais. C’est dur pour le moral quand tu passes tes journées dans un blanc plus pur que celui des yeux. Tu ne peux pas rester assoupi avec ce blanc-là. Je HAIS le blanc. Il n’y a pas plus laid que le blanc. C’est sûrement pour cela que certains handicapés veulent être transférés dans un hôpital plus vivant. Ici, il n’y a pas de vie.

En cette journée d’inspection médicale douteuse, il n’y a pas grand-chose à faire d’intéressant. Je suis plus que tanné de me faire changer de place ou de position chaque minute. Quelques minutes sur la chaise et quelques autres sur le lit d’hôpital, mais cela fait déjà plusieurs heures que je suis sur ce dernier donc, cela augure bien pour la journée. Plus je regarde de près cette chambre de façon horizontale, plus elle me fait peur. Tous ses petits carrés qui forment cette hideuse tapisserie blanche m’étourdissent et m’encerclent comme des polices arrêtant des manifestants. Le plafond blanc cassé ne m’inspire pas plus confiance. Il s’approche de moi, il veut m’écraser, me réduire en bouillie. Ce plafond est pire qu’un tueur en série. Il veut tous notre peau, ceux de cet étage en particulier. Il ne faut pas se laisser faire. Il faut rester fort. Il faut empêcher tous plafonds nous embarque dans son petit jeu.
Respire Albert, respire. Ce n’est pas un plafond et une tapisserie carottée qui va avoir raison de toi. Dans la vie, il faut se convaincre nous-mêmes qu’on va s’en sortir sinon, on s’enfonce davantage dans la solitude et la dépression. C’est doublement important de le faire surtout quand il n’y a aucun membre de ta famille qui est présent à tes côtés. Quand il n’y a personne qui t’appuie, c’est dur de survivre moralement. Non, un médecin entre dans ma chambre. D’accord, c’était une fausse alerte.
Il y a quelque chose qui me manque grandement et ce quelque chose pourrait tellement améliorer le dynamisme sur cet étage. La musique. Les Beatles me manquent. On est vraiment dans notre bulle lorsqu’on les écoute, pas moyen de s’en débarrasser. Sérieusement, je ne voulais voir aucune personne venir me déranger, cela me mettait hors de moi. Mon père l’avait déjà fait une fois, je vous jure qu’il l’a regretté. J’aimerais bien en écouter aujourd’hui, la journée me semble trop maussade pour rester couchée. Alors, pourquoi ne pas en écouter?

Cela fait huit mois que je suis ici, froid et immobile comme une statue de glace. Il n’y a toujours pas de signes de vie des médecins qui seraient censés venir s’inquiéter de mon état de santé. Aujourd’hui, ce n’est pas ma santé qui me trouble, mais c’est plutôt quelque chose qui m’attriste beaucoup plus. Hier soir, Joseph nous a quittés pour un autre monde. Les médecins n’ont su détecter les pierres au foie qui le rongeait depuis sa dernière crise de foie. Je me suis senti mourir avec lui lorsque j’ai appris la nouvelle. J’étais en quelque sorte son frère siamois, son cerveau gauche. Son cas s’était aggravé au cours des derniers jours. Il n’y avait plus rien à faire. La seule personne qu’il laissera dans le deuil, c’est moi, son fidèle acolyte des derniers mois. Il aurait pu me le dire avant qu’il était souffrant. Son orgueil ne voulait pas se dire maladif. Je le comprends d’un côté, il ne voulait pas que son foutu handicap et son faible système immunitaire ait le dessus sur son moral habituellement d’acier. Tu ne peux pas laisser mourir un homme comme lui, je n’ai même pas eu le temps de lui démontrer mon affection.

De façon étrange, cette mort laisse un vide à l’intérieur de moi, comme si quelqu’un avait volé mon âme déjà chagrinée. J’ai l’impression que c’est la première fois que je ressens ce genre d’émotion; la tristesse d’avoir perdu un être cher. On m’a volé tout ce qui me restait. Un sourire, un regard de feu. Deux fois plutôt qu’une, j’ai laissé filer les âmes complémentaires à la mienne, celle de mon chien Rififi en 1952, et maintenant, mon meilleur ami Joseph Castonguay. Je me retrouve encore seul, seul comme une aiguille dans une botte de foin. Je suis le dernier de mon espèce, il n’y a plus personne comme moi encore en vie.

Le monde s’écroule par gros morceaux devant mes yeux. Tout ce que je touche va finir par tomber en ruine. Suis-je le prochain à laisser ma vie s’enfuir à pas de géant? À présent, auprès de qui devrais-je me ressourcer? Dieu, le Judas par excellence? L’infirmière incompétente, mais aux yeux magnifiques? Me revoilà au plus fort de ma chute aux enfers, sans points de repère, sans support moral. Je ne peux pas laisser Joseph nous quitter ainsi.

Je dois vivre, vivre pour ce qui ne m’a pas été donné. Donnez-moi le courage de défier ce traître qui suit nos faits et gestes. Laissez-moi me battre à la vie, à la mort. Si jamais je meurs, c’est parce que je n’aurais plus la force de me débattre contre la vie qui arrache sans cesse les âmes des plus faibles. « Il ne faut jamais se prendre au faible que nous », m’a déjà dit ma défunte mère. Je comprends maintenant la signification de ce propos dit jadis. Mon bon ami Dieu serait-il complice des actes lâches? La mort a volé la vie de Joseph, elle n’aura pas la mienne ainsi. C’est dès maintenant que j’entâmes un long combat contre ce monstre dit : la Vie. Peu importe le résultat, j’en ressortirai sûrement gagnant. Point final.

Publié par : memie7446 | 5 mai 2010

—> « À la recherche de Scott Gomez » <—

Parodie de «Gone With The Wind» (1939; film de Victor Fleming)

Publié par : memie7446 | 2 mars 2010

Canadien est de retour !!!!

Publié par : memie7446 | 30 novembre 2009

Priceless moment …

[Crédit : RDS]

  • Bon, comme tout le monde le sais, les Alouettes ont gagné in-extremis 28-27 contre les Roughriders de la Saskatchewan. Cette game là c’est carrément joué au 4e quart!
  • J’ai changé de poste après que ça soit 27-18! Vous autres?
  • Les Alouettes gagnent leur 6e coupe depuis leur existence. La 1ere depuis 2002.
  • Mention spéciale à Damon Duval 😛 pour son 2e placement
  • Ben Cahoon : joueur canadien par excellence de la Coupe Grey /// Avon Cobourne : joueur par excellence (MVP) de la Coupe Grey
  • Qui va prendre sa retraitre après ça? Anthony Calvillo? Brian Chiu? Ben Cahoon?

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